VaNiLLe-CH oCoLaT Humaine, trop humaine... | En réponse à :
comme vanille, seule une certaine froideur me epremettait de ne pas m'ecrouler en paralnt de Tom, j'avais appris à parler de lui, de sa mort comme si je paralis de la douleur d'une autre maman, c'était ma seul façon d'y arriver ça peut choquer celles qui ne savent pas, mais ce'st ma bouée de survie, pour ne pas entrainer l'isolement par les autres car on decouvre vite que si on pleure en en parlant, les autres vous fuient comme la peste et detourne les chaque fois où on a besoin d'ne parler et pourtant on a tellemnt besoin de parler de nos enfants nous aussi, s'ils savaient à quel point cela peut etre vital ------------
C'est exactement ça !
je veux tellement pouvoir évoquer Livia "en public", parler d'elle, de ma grossesse, de la première fois où le médecin m'a fait écouter son coeur, de la première fois où je l'ai sentie bouger, que je veux à tout prix ne pas pleurer et aussi je me dis que pour pouvoir continuer à parler d'elle sans que les gens ne changent de conversation ou soient "terrifiés" et me fuient, je dois prendre sur moi, ils sont déjà bien assez effrayés et choqués comme ça.
C'est avec les mamans dans mon cas que je peux parfois laisser mes larmes couler. Une maman de mon village a perdu un petit garçon et a eu des grossesses similaires aux miennes. Nous en parlons souvent et nous n'avons pas peur de pleurer. Mais je la sens beaucoup plus fragile que moi et c'est vrai que je préfère m'empêcher de pleurer pour qu'elle ne s'écroule pas davantage.
Mais avec les autres personnes, je fais exactement comme Maman Tom, j'ai aussi l'impression que je raconte l'histoire d'une autre. A certains moments j'ai l'impression d'être 2 personnes, je me dédouble et me regarde, m'écoute parler calmement de Livia et je me dis en moi-même : "mais comment peux-tu être aussi calme, ton coeur est en train de saigner? Ce n'est pas possible que tu sois, là, en train de parler calmement de TON enfant, d'évoquer avec joie certains moments de ta grossesse...."
Mais en général c'est ensuite, lorsque je me retrouve seule, que le choc de la conversation, des confidences survient... Blindée sur le moment, mais à vif après...
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Christy, maman d'un Ange au Paradis, d'une Vanillette et d'une Chocolatine.
Et grâce à http://www.planfrance.org, marraine de Gladys, ravissante petite équatorienne de 8 ans !
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