Je te comprends, ma soeur a vécu la même chose et c'était très difficile (ma nièce est née avec une CIV importante qui devait être opérée rapidement. Au départ, comme elle était trop ptite pour tenter l'opération, elle a eu un traitement médical lourd et elle est restée longtemps sans prendre du poids, puis celà a mieux marché et finalement la CIV de ma petite nièce s'est refermée miraculeusement sans opération. le chirurgien a dit n'avoir jamais vu celà !!!), la nature fait qq fois bien les choses.je ne sais pas comment celà se passe à Montréal, mais pour ma nièce, c'était à Lyon au service de cardiologie pédiatrique. Ce service bien que très technique est fort bien fait pour les enfants. (Il y avait notamment un "docteur clown" avec un nez rouge qui venait distraire les petits et leur expliquer ce qui se passait en dédramatisant)....Ma petite nièce en est ressortie sans traumatisme, elle en parle maintenant facilement. Selon ma soeur (qui est infirmière), on rencontre dans ce type d'hopitaux tellement de cas plus terribles et les médecins sont tellement compétents que même si l'on reste angoissé, on se dit que les conditions les meilleures sont réunies pour que celà marche et que son enfant soit guéri... Il faut se raccrocher à celà car évidemment, une opération à coeur ouvert, ce n'est pas rien.Nous nous étions renseignées pour les transfusions. je crois que pour les enfants, il n'est pas possible de faire des prises de sang préalables et par ailleurs, la maman ne peut pas donner de son sang, car même s'il est compatible, c'est contraire au principe déontologique qui veut, en France, qu'un don de sang soit anonyme. C'est dur, mais c'est comme celà. peut-être est-ce différent au Canada?Je crois qu'il faut avant tout avoir confiance. Les médecins font maintenant des miracles et des bébés qui étaient perdus il y a encore 10 ans sont désormais sauvés et peuvent vivre normalement.Le plus dur, c'est peut-être de na pas être sur place (c'était le cas pour la soeur), la structure d'accueil des parents était bondée, elle habitait à 150 km de l'hopital et bien sûr, dans ces services de soins intensifs, les parents ne peuvent pas rester toujours auprès de leurs petits. (Dans ces conditions, même si c'est dur, il vaut mieux qq fois aller à son travail que rester à se morfondre à la maison). Les conseils de Charlyne sont très judicieux pour ta puce, comme pour toi. Les chirurgiens n'ont souvent que peu de temps pour les parents mais il y a toujours les infirmières et une responsable du service.ceci dit, c'est vrai que c'est un moment très dur, il faut avoir confiance, croire en sa chance (la preuve!) se dire que celà va bien se passer et qu'après celà ta puce sera soulagée, plus solide et poussera mieux... et compte sur nous quand celà deviendra trop dur, nous te soutiendrons de notre mieux.Encore une chose : n'est-il pas possible d'attendre après Noêl pour le faire, histoire de passer les fêtes ensemble à la maison ?Allez, courage et gros bisous.