ben dites donc, je ne m'attendais pas à recevoir des et des ! Mais bon, ça ne devrait pas durer trop longtemps mais ma patience étant illimitée ou plutôt ma re-motivation pour m'investir dans l'action politique, en répondant, je fais mon petit inventaire perso pour savoir moi-même où j'en suis vraiment par rapport aux idées "révolutionnaire".Pour Leb à qui je n'ai pas répondu par rapport à sa question sur la violence aujourd'hui dans les projets LO-LCR posée dans une aute discu.Je ne résumerait pas les choses comme toi à dire que LO-LCR pronent la violence pour renverser le capitalisme. Je pense qu'il y a plutôt trois façons de voir l'avenir :
1/ ce système est capable de résoudre ses contradictions, de faire diminuer la misère sur cette planète, de se pacifier, il s'agit donc d'aider dans ce sens. C'est la position je pense d'une majorité de gens "progressistes" qui ne veulent pas désespérer.
2/ l'hummanité est pourrie, elle engendre toujours la violence, les inégalités, la haine, donc pas d'espoir général, réalisons nos petits projets individuels, parvenons à organiser des petites bulles un peu plus humaines autour de soi. Opinion assez largement répandue également chez ceux qui n'ont pas trop d'illusions sur l'avenir de ce système, pas plus que d'aucun autre système.
3/ le système capitaliste ne fut qu'une étape de l'histoire humaine qui s'est imposé assez rapidement sur toute la planète en renversant les dominations de types féodaux parce que ce système représentait un progrés indéniable en matière économique, culturelle et de dynamisme social. Depuis un certain temps, ce système s'essouffle, la classe des grands marchands, industriels et banquiers qui domine le monde n'est plus porteur d'aucun progrés général et conduit l'hummanité vers le désastre (guerres, misère, écologie, crises financières incontrolables, etc.). ce système court à sa perte, il va connaitre de graves crises économiques et sociales dans le spays pauvres et dans les pays riches. Ces crises peuvent être l'occasion de passer à un autre système qui ne produira pas pour le profit mais pour répondre aux besoisn des habitants de cette terre. Mais il s'agit que tous ceux qui se révoltent alors, tous ceux qui n'ont rien à attendre su système capitaliste, prennent conscience du rôle qu'ils ont à jouer entre leurs propres mains la direction de la société. Pour cela, ils doivent êter capables d'êter forts car l'ancienne classe au pouvoir ne laissera pas faire facilement. Exemple du Chili en 1973. Alliende n'était même pas un dangereux révolutionnaire, il représentait simplement trop les espoirs des petits paysans, des ouvriers et des pauvres en général pour être toléré par la bourgeoisie chilienne qui décide le coup d'Etat, le bain de sang et une dictature fascisante. Que doit-on faire en Chili en 1973 ? Comme Alliende qui refuse d'armer le peuple qui vient pour le sauver ou accepter de déstabliser l'armée en organisant la défense armée de tous contre le coup d'Etat qui se prépare ?Donc, plus terre à terre, la violence chez les révoltionnaire, ce n'est pas celle de putchiste ni celle de terroriste mais c'est d'accepter que parfois l'histoire s'accélère et peut connaitre des épisodes violents. Dans ces moments-là, les révolutionnaires pensent que les opprimés ont le droit et même le devoir d'organiser leur force y compris en s'armant et en tentant de gagner les sympathies de l'armée et ne pas se résigner à se faire massacrer.Encore bien long Christophe !