Salut à tous et toutes,
en fait, je ne sais pas si vous avez bien compris les reproches que l'on peut faire à Loft Story.
Tout d'abord, l'actualité est subit par le téléspectateurs. On ne peut comparer une émission de divertissement voyeur, à un peuple qui souffre sous le joug sioniste depuis 50 ans. On ne peut comparer "c'est qui qu'à péter" à "I have a dream", on ne peut mettre sur le même point les concepts fatals d'Aziz et "Il faut terroriser les terroristes" de Pasqua.
De l'audimat on n'en est réduit à l'audimate, voir l'audim@te grace à la complicité d'internet. La baise, l'inavouable, le faux, le nu, on sait ce que l'on vient chercher à Loft Story et les marchands d'audience agite leur pogne rempli de billets et hurle "Vous êtes des milliers à regarder". Dehors, des gens terrorisés, abattus, assassinés cherchent à avoir de quoi manger, de quoi nourrir leur famille. A l'intérieur, un blondinet prépubère, adolescent marqué par l'ignominie de son père et qui n'a qu'un rêve devenir présentateur météo pour quitter la petite ville de province dans laquelle il habite pour rejoindre le rêve parisien.
Et puis les caméras qui filment, qui regardent, épient, et puis les micros qui captent les sons, les émotions. Et puis les faux pleurs, encore meilleurs qu'à Cannes ou qu'aux Oscars. Qu'importe le fait qu'ils aient choisi de le faire, qu'il soit bénévole et conscentant. En les regardant on participe à l'acceptation de la video surveillance, du flicage à outrance.
Bientôt et l'heure est presque arrivée, la réalité et la fiction ne feront plus qu'un (la fiction réelle, n'est ce pas M6!) et ce jour là, le prix du danger sera réel. Aujourd'hui vous dites je ne regarderai jamais mais demain ?
Et pour en revenir à la fausseté de leurs sentiments, ils parlent et agissent en soi disant amis "oh machin, machine tu es ma soeur", et derrière ils deviennent de vrais ennemis car la terrible fatalité de leur jeu c'est l'élimination. Rajoutons à celà la manipulation de M6, les censures, les coupures, qui visent plusieurs buts. Tout d'abord, M6 a peur de la rebellion, des mots déplacés, des petites phrases assassines. Et M6 sait qu'en coupant, elle ne fait que attiser l'envie de savoir, l'envie du voyeur.Quand Foucault avait dit que le modèle représentatif du XXiè siècle serait le camp de concentration il ne s'était pas trompé. Les caméramens sont les miradors, les producteurs, les donneurs d'ordre, le présentateur, le chef de camp et nous ? ALors, complices collabos de notre non dénonciation de notre voyeurisme ou coupable de notre envie de regarder (comme moi) ?Quand la télé dérape il est du devoir du citoyen de la remettre sur les bons rails.