la difficulté de se sentir mère quels livres lire sur le sujet ?
- ANTIER Edwige: éloge des mères (Robert Laffont)
- BENHAIM Michèle : la folie des mères (Imago)
- BEN SOUSSAN Patrick : le baby-blues n'existe pas (éditions mille et un bébés)
- BYDLOWSKY Monique : je rêve un enfant (odile jacob)
- SERRURIER Catherine : éloge des mauvaises mères(desclée de brouwer)
- DAYAN jacques : "dis maman, pourquoi tu pleures ? Les désordres émotionnels de la grossesse et dela maternité( odile jacob)
- BERGERET- AMSELEKCatherine : le mystère des mères( desclée de brouwer)
- DELASSUS jean-marie : devenir mère ( editons Dunod)
- DELASSUS jean marie : le sens de la maternité ( editons Dunod)
-
LES CAHIERS DE MATERNOLOGIE :
( disponibles uniquement auprés de l'unité de Maternologie de st Cyr l'école dans les yvelines, au prix actuel de : 15 euro )
leur site
Le premier de ces ouvrages fut rédigé en 1993 et à ce jour 19 cahiers ont été publiés ( 20 numéros dont un : double)
Voici la liste :
- 1.PRESENTATION DE LA MATERNOLOGIE (épuisé) :
Ce premier numéro établit l'importance d'une approche et d'une compréhension de la maternité qui tienne compte de son versant psychique sans pour cela le réduire à des affections mentales. Pour ce nouveau domaine de recherche et de soins, une clinique spécifique de la maternité est nécessaire.
N° 2. LE POST-PARTUM (épuisé)
Le temps après l'accouchement n'est pas celui du baby-blues ou de la dépression mais le moment d'un important remaniement psychique marqué par la remontée de l'enfance et le transfert de ses éléments les plus inconscients. Ainsi, la naissance de la mère accompagne la naissance de l'enfant.
N° 3. LE PERE DE LA MERE (épuisé)
S'il faut un père pour le bébé, on ne doit pas oublier que la maternité de la mère est fortement marquée par la nature de son attachement à son propre père ; père absent ou trop présent, père vivant ou mort, père délaissé ou toujours recherché. Etudes théoriques et cas cliniques.
N° 4. LA MATERNITE AUJOURD'HUI (épuisé)
Actes du colloque organisé à l'Unesco (Paris) en décembre 1995, par la Fondation pour l'Enfance et le service de maternologie de St-Cyr-l'Ecole. Bilan des approches actuelles de la maternité, situation de la question de la maternité psychique et de l'abord des difficultés maternelles.
N° 5. L'ACCOUCHEMENT " SOUS X " EN QUESTION
La loi qui organise cette possibilité est ambiguë : si elle a pour but d'aider la mère, elle ne prévoit aucun soutien pour elle, elle exclut totalement le père, elle entraîne pour le bébé une situation pathogène et elle prive l'enfant de l'accès à la connaissance de ses origines.
SOMMAIRE:
éditorial par Marie-christine Leport
LE CADRE JURIDQUE :
- Laurence Renard: l'accouchement sous x et la loi
- Jacqueline Rubellin-Devichi: l'accouchemnt sous x, le point sur les textes à la veille de la réforme de l'adoption
- Jehanne Sosson: l'accouchement sous x et le droit belge
ASPECTS JURIDIQUES :
- témoignage: une maternité ds le secret
- Catherine Girard : les secrets de l'accouchement anonyme
- Karine Marot: un accouchement sous x , un an aprés.
- Claire Lecoeur: comme si de rien n'était
- Sylvie Brabant, Claude Bontemps: illégitimité d'un accouchement sous x
- Fiorella Diemer: pouvons nous vivre sans racines?
- Christine Isola : l'accouchement secret, l'attitude de l'équipe hospitalière.
- Hélène Guastalli: accouchemnt sous x: article de droit ou symptôme?
PROBLEMATIQUES :
-Pierre Verdier: né sous x
-Geneviève Delaisi de Parseval: de l'accouchement sous à la PMA, fantasmes et réalités.
- Jean-Marie Delassus: questions sur la légitimité de l'accouchement sous x.
BIBIIOGRAPHIE :
- éléments de bibliographie sous x.
- informations .
N° 6. LA MATERNITE ET LES SCIENCES HUMAINES épuisé
La maternité à travers l'histoire, vue par la philosophie, pensée par la théologie, réglée par la législation, considérée d'un point de vue sociologique ou psychologique, psychanalytique ou maternologique. Texte intégral des communications au séminaire organisé par Adages, à Montpellier, en février 1996.
N° 7. LE PARADOXE DE L'INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE
La double législation des moyens de prévenir la conception et de procéder à l'avortement n'a pas modifié la fréquence de la pratique abortive. Le taux du recours à l'avortement reste stable ; ce qui est un paradoxe. Ce cahier pose la question de savoir pourquoi on a toujours recours à l'avortement alors qu'on a les moyens de faire autrement ?
EDITORIAL :
- Marie-Christine Leport
LES DIMENSIONS D'UN PARADOXE :
- Paul Cesbron : une si lancinante question
- Boutin Chrisitine : le paradoxe de l'avortement : d'une dérogation à un droit
- Sylvie Braban : Paradoxes législatifs et réglementaires des grossesses arrêtées
- Jean-marie Delassus : données paradoxales sur l'IVG en chiffres.
FECONDITITE, CONTRACEPTION ET IVG :
-Guy Benoit: la fécondité n'est pas la maternité
-Isabelle Asselin : un enfant si je veux , quand je veux... esT ce si simple ?
- Jean-François Ciavaldini: irrationnel et contraception
- Marie-José Maguer: Pratiques contraceptives et recours à l'interruption de grossesse chez les adolescentes en haute vienne
- Edith Vanderlick : Adolescence, contraception et grossesse
- Claude Niederhoffer, georges fabrice Blum, jean-claude Schumacher: les interruptions volontaires de grossesse à Mulhouse: réflexions à propos de 2837 cas
- Marie-madeleine ZUFFEREY-SUDAN: réflexions sur l'évolution de la prévention des naissances et de l'ivg. en Suisse, plus particulièrement ds le canton de Vaud.
- Sandrine TREINER : l'amère pilule de l'avortement .
MOTIVATIONS DE L'IVG :
- laurette THIBOUT : l'avortement 20 ans aprés
- sylvain MIMOUN : IVG et ambivalence du désir d'enfant
- marie paule JOUANNEAU : étude des facteurs psychos-sociaux et médicaux des demandes d'interruption de grossesse
- yves LE NOC, patrice LOPES : bilan de l'IVG , 20 ans aprés la loi
- hélèbe SANTINI, anne-marie DOUBECK : ivg en terme dépassé, à propos d'une étude effectuée à Tours.
INTERRRUPTION DE GROSSESSE ET CONTINUITE PSYCHIQUE: LE RÔLE MAJEUR DE L'ENTRETIEN PREALABLE:
- michaëlle MERIA : le grand jeu de la vie
- aliette de LARMINAT : l'entretien social avant IVG;
- Jean- marie DELASSUS : comment résoudre le paradoxe de l'IVG ?
- ouvrages récents sur l'IVG
N° 8. ETRE AUX ORIGINES
Actes des communications au 1er colloque de maternologie et périnatologie qui s'est tenu en juin 1997, à Versailles. Bilan de dix ans de fonctionnement du service de maternologie de Saint-Cyr-l'Ecole.
Colloque: être aux origines , soins et préventions en maternologie
première partie :
LE VERSANT PSYCHIQUE DE LA MATERNITE :
- RELIER jp : introduction au versant psychique de la maternité
- KNIBIEHLER yvonne: la révolution materenlle dpeuis 1945
- BENOIT guy : le versant psychique de la maternité et de l'enfant
- DEBRAY rosine : la période sensible
- DELASSUS jean-marie : processus et champ clinique de l amaternité psychique
- DELAISI DE PARSEVAL geneviève :la place du père ds la maternité psychique
- DUTRAY françoise : méconnaissane de la maternité psychqieu : l'enfant victime physique
- STERN-VERRIERE élisabeth : méconnaissance de la maternité psychqieu : l'enfant victime psychologique
deuxième partie :
L'ORGANISATION DE LA PREVENTION MATERNOLOGIQUE EN PERINAALOGIE :
- DELCROIX, VINCENT, FELDMAN-DESROUSSEAUX : la médecine périnatale n'oublie-t-elle personne ?
- PENNEHOUAT gilles: naïtre et renaître ds la difficulté, prévention des conséquences en service de maternité
- DELAUNOIS madeleine : prévention des difficultés maternelles en sercice de maternité
- TOURNE claude-emile : prévention en salle de naissance
- MANELA ALBERT, FOSSEY luc, BRABAN sylvie : maternologie et dépistage médico-social
- CONTE edwige : pmi et prévention des difficultés maternelles
- PECHINE christiane : organisation de la prévention maternologique en pédopsychiatrie de secteur
- BOUREAU-LOUVET véronique :le diagnostic en maternologie
- CARLIER laurence : bilan de la thérapeutique et de laprévention en maternologie
- GERVAIS-GIRARDIN : organisation départementale de la prévention
N° 9. LE DROIT D'ORIGINE
La question du droit de l'accès à l'origine est plus que jamais posée. L'enjeu est d'en finir avec des pratiques abusives, des situations confuses, des données truquées. Sous la direction d C. Sageot, des témoignages, des
LE DROIT D'ORIGINE /
Abandon - adoption- filiation
SOMMAIRE :
- DELASSUS jean-marie : avant propos : l'abus transgénérationnel
- SAGEOT c: éditorial : droit à l'origine, l'enjeu
ABANDON, ADOPTION, FILIATION - LE MANIFESTE
1) observons:
- SAGEOT c : la révolution nécessaire de l'adoption
- SULLEROT e : mères " sous x " piégés par le droit au silence
- BURON l : pour mélody
- BAFFET r : on ne m'a jamais demandé mon avis
2) écoutons :
- WEIGEL n.b : jusqu'aux Indes
- GOBET p : sans origine et sans fin
- PAUL j : 60 ans de colère
- ROUSVOAL : le rachat d'origine
- STINGRE : il n'y a personne à l'origine que vous avez demandée
- CAHEN m : parcours d'une militante
- HEUMEZ B : extraits d'origine perdue
3) réfléchissons :
- SERLORETTI B : les recherches aprés abandon d'enfant
- SALES E : don ou abandon, aspects transculturels
- VERDIER P : droits aux origines : revisiter la loi et réformer les pratiques
- RIBOT-ASTIER S-F : le secret de la filiation ou l'impossible naissance
- SAGEOT.C : nature de la souffrance d'origine
- DELASSUS jm : le nom de l'origine
4) agissons:
associations :
DPEAO
GEN-AB Généalogie des abandonnés
La CADCO
Le droit aux origines des enfants nés sous x
-Droit à leur origine, les pupilles de l'état
N° 10. ETAT DE LA RECHERCHE
Textes d'auteurs présentant leurs points de vue et leurs recherches sur des sujets actuels de maternologie et de périnatalité: prévention, prématurité, I.V.G., psychomotricité, dépression du bébé, etc... Définition de sept concepts de base en maternologie. Présentation, par leurs auteurs, d'ouvrages récents traitant de la maternité et du bébé.
SOMMAIRE:
- éditorial : jean-marie DELASSUS
POINTS DE VUES ET RECHERCHES :
- BENOIT G : un "mot" sur la prévention
- BARRET DE CHARENTENAY : la source et le jaillissement
- BACCOU L : maternité et prématurité
- NOTTALE E : psychopathologie aprés IVG
- DELOUCHE E : écoute maternologique et pratique psychomotrice
- SMAERS V : bébé déprimé ? le reconnaitre pour y voir clair .
- SCHMITT C : la sage-femme et la maternologie
- HAENSSLER- KLINKE V : mère avant tout
CONCEPTS DE BASE EN MATERNOLOGIE :
- origine
- originaire
- origines
- syncrétisme
- maternogénèse
- action supplétive
- soin maternologique
LES LIVRES PAR LEURS AUTEURS :
- BERGER M : l'enfant et la souffrance de la séparation
- BYDLOWSKI M : la dette de vie
- FAURE-PRAGIER S : les bébés de l'inconscient
- FRANCOIS g : l'autisme en question
- MARINOPOULOS : de l'une à l'autre - de la grossesse à l'abandon
- MASSIN C : le bébé et l'amour
- GAVERIAUD O - MILLER L : l'observation attentive des bébés
- MONTAUD B : l'accompagnement de la naissance
INFORMATIONS
N° 11. BEBE 2000 ? LES REVOLUTIONS DE LA PARENTE
Actes du 3ème congrès de Maternologie et périnatalogie qui s'est déroulé à Reims les 10 et 11 septembre 1998 : "Bébé 2000, les révolutions de la parenté".
ACTES DU DEUXIEME CONGRES DE MATERNOLOGIE ET PERINATALOGIE :
SOMMAIRE :
éditorial par SZEPIELAK-NAHON
1) POUR AVOIR UN ENFANT
( pr DELCROIX, PR R.GABRIEL : présidents de séances, modérateurs
- L.MILLER: l'observation du nourrisson comme précurseur de formation clinique
- P.VERDIER: le droit d'origine
- BENOIT.G : la famille du troisième millénaire, une fin ou un cmmencement.
- DELASSUS.JM : l'incoscient de la maternité
- A.AUBERT-GODARD : d'autant moins père qu'il l'est dés la conception de l'enfant ? temporalité de la paternité au 21eme siècle.
- S.FAURE-PRAGIER: en finir avec la stérilié psychogène : pour une théorie de l'inconception.
- D.REGNAULT,F.CARRE-PIGEON,G.HARIKA: de l'inception à la PMA
- POCHARD.J: " la mère est démontée, mais où sont les morecaux ?
2) POUR GARDER UN ENFANT :
( PR J.F DUHAMEL, DR B.LEROUX : présçidents de séances, modérateurs )
- C.SAGEOT : des maltraitances qui durent : les maltraitances d'origine.
- O.CLARIS: le grand prématuré, compétences et besoins relationnels.
- P.MORVILLE : relations parents-enfants-médecins ds le cas de la prématurité
- C.GUELOU-MARTIN : prise en charge des rpoblèmes psychologiques en maternité "une expérience innovante "
- M-C FERNANDEZ rise en charge des problèmes psychologiques en maternité l'expérience du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Reims
- E.VISEUX-WAHL : prise en charge des problèmes psychologiques en maternité : la pratique clinique
- A.MANUELA, L.FOSSEY : obstétrique et maternolgie : comment concillier les conduites thérapeutiques ?
- M.REY : Quelle PMI pour l'an 2000? paroles maternelles et souffrances parentales en PMI
- P.LACASSE : taille des maternités et taille de l'homme, les grands services rendus par les petites maternités
N° 12. L'AIDE PSYCHOLOGIQUE POSTNATALE épuisé
Pourquoi la périnatalité a-t-elle laissé de côté le postnatal qui est le temps même de la maternité ? Une première partie précise les problématiques de cette période et les moyens actuels d'y répondre. Une deuxième partie envisage comment intégrer dans l'organisation et le fonctionnement des Réseaux de Périnatalité la prévention et le soin nécessaires en Postnatal. On trouvera ici une introduction à la question générale de l'Aide Psychologique Postnatale.
N° 13. DU FEMINISME AUX DECRETS DE PARENTALITE
Actes du Congrès de Maternologie et Périnatologie (Versailles, novembre 1999). Le féminisme repense la maternité, de nouvelles données permettent de concevoir l'esprit du réseau de périnatalité et les modalités de soutien postnatal .
ACTES DU 3EME CONGRES DE MATERNOLOGIE ET PERINATOLOGIE. Versailles, 9-10 novembre 1999
SOMMAIRE:
éditorial: le postnatal ou la naissance aprés la naissance. par JEAN MARIE DELASSUS
LES FEMMES, LA MATERNITE ET LE POSTNATAL
(PR YVONNE KNIBIEHLER, présidente de séance)
1) FEMINISME ET MATERNITE
( modératrice : delsol chantal)
- KNIBIELHER YVONNE : maternité féminisme citoyenneté
- ELISABETH G.SLEDZIEWSKI : la maternité, un objet féministe à identifier.
- APPRILL CLAUDETTE : la pmaternité sans partage.
- LEJEUNE CLAIRE : briser le silence de la mère
- SCHAEFFER JACQUELINE: antagonisme et réconcilliation entre féminin et maternel.
- DELSOL CHANTAL : la maternité et la question d el amère .
2) COMMENT REPENSER L AMATERNITE ?
( VAILLANT MARYSE : modératrice )
- VAILLANT MARYSE : réflexion sur la fonciton parentale de la mère
- DUMAS SERGE : souffrance de laparenalité ou défaillance des transmissions ancestrales
- LACHOWSKI MICHELE : femmes, médecins et maternité
- GARNIER-PETIT CATHERIEN : D4UNE MATERNIT2 CONFISQU2E 0 UNE MATERNIT2 ASSUM2E
- BOUREAU-LOUVET VERONIQUE : maternité : le paradigme relationnel
LA MEDECINE, LA SOCIETE ET LE POSTNATAL:
( RELIER JEAN-PIERRE : président de séance )
3) L'ESPRIT DU RESEAU DE PERINATALITE :
( modérateur : RELIER JEAN-PIERRE )
- RELIER JEAN-PIERRE : organiser les reseaux ou lutter contre la prématurité
- PUJOL ROSEMONDE : Les ténèbres du post-partum
- PAILOLON JEAN-PAUL : VOIR ET ENTENDRE LA MATERNIT2 EN P2DIATRIE
- REY MADELEINE : à la détresse imprévisible, muette et ignorées es mères , quelles réponses?
- DUTRAY FRANCOISE : le regard clinique ds le post-partum
- IRRMAN MICHEL : le réseau en périnatalité / quel esprit , quelle éthique ?
4 ) LE SOUTIEN POST-NATAL, CARENCES ET NECESSITES :
( modérateur : DELASSUS JEAN-MARIE )
- DELASSUS JEAN - MARIE : de la présomption anténatale au diagnostic postanatal : examen de la situation d'allaitement et consultation familiale de naissance.
- PECHINE CHRISTIANE : Accompagner la maternité / quelle place pour la pédopsychiatrie ?
- DRUON YVES : maternité et parentalité, la commune s'en mèle ...
- THIRION MARIE : des recettes au regard : accopmpagner, soigner, et non enseigner.
- DE MAQUILLE CHRISTINE : Sortie de maternité: quotidien et relation parent - enfant, quel accompagnement ?
-CARLIER LAUENCE : DIALOgue en périnatalité : la question d'un language commun.
SYNTHESE DES TRAVAUX
10 propositions pour l'aide psychologique postnatale .
N° 14. POUR INTRODUIRE LA QUESTION DU PERE
La notion de père, telle qu'elle a été héritée d'une tradition millénaire, n'est sans doute pas celle qui correspond à l'attente d'aujourd'hui. Les hommes cherchent à se reconnaître dans une autre image de père, plus adéquate aussi au désir de la femme et aux besoins de l'enfant : un autre père est en vue (annonce du 4ème Congrès de Maternologie et périnatologie).
SOMMAIRE:
éditorial: DELASSUSjean-marie
-ROSEMONDE PUJOL : DEUX MILLE ANS D'USURPATION PARENTALE ( essai sur la raison du père):
chapitre 1 : même pas un sourire
chapitre 2 : et la mère de jésus ?
chapitre 3 : les autres femmes
chapitre 4 : l'époux
chapitre 5 : la mère
chapitre 6 : le père
chapitre 7 : notre père ( des cieux)
chaptire 8 : notre mère ( l'église)
conclusion questionnement
GUY BENOIT :
EXAMEN DE LA PATERNITE
partie 1 : situation du mâle
partie 2 : parent,parenté,parentalité
partie 4 : les dysfonctionnements paternels
- DELASSUS jean-marie : quelque chose ne va pas entre nous ( kafka et la "lettre au père ".
- SARFATI CHARLES : éléments pour une exploraiton des pathologies de la paternité
- DELASSUS JEAN-MARIE, SARFATI CHARLES : éléments de bibliographie sur le père et la paternité
N° 15. NAISSANCE PSYCHIQUE ET PREVENTION PRECOCE
Le but de ce numéro est d'apporter une réflexion sur le repérage très précoce des troubles du développement, notamment de l'autisme, et des signes de souffrance de l'enfant. Après quelques rappels théoriques concernant le diagnostic précoce de l'autisme et la psychopathologie de la naissance psychique, des études de cas seront présentées.
EDITORIAL : DELASSUS JEAN MARIE
ETUDES THEORIQUES :
- DELASSUS JEAN MARIE : à propos d'une exposition : l'exposition à la naissance
- CARLIER LAURENCE, DE CARMENTRAUD CLAIRE : signes précoces de l'autisme : une revue de la littérature
- COEN GERALD : visage et échographie . pour une échographie sans violence
- CUILLE EMMANUELLE : des ventres et des couteaux : césarienne et ethnologie
- PAILLON JEAN PAUL : observer et souffrir ; le non agir maternologique en pédiatrie
- DELASSUS JEAN MARIE : comment nommer les difficultés psichyques de la maternité ?
ETUDES CLINIQUES :
- BENOIT GUY : anorexie et maternité, l'enseignement de la clinique
- MAGUER MARIE JO : figures cliniques du vide
- BOUREAU LOUVET VERONIQUE : la naissance suspendue , obstacles à la naissance psychique
- REY MADELEINE : observation de l'allaitement et prévention précoce en PMI
- VELLY ANNE MARIE : La prévention précoce en centre maternel : étude de 3 situations
- GARNIER-PETIT CATHERINE : enfant différent, mère différée : "quand il est né , j'avais peur de lui "
- TARDIF NICOLE , ABILY MARIE ANNICK, DELASSUS JEAN MARIE : " au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable , limites temporelles de la thérapie en maternologie "
- AVERBUCH VALERIE, CAMPANO GENEVIEVE, CHARENTON STEPHANIE, YOTTE : En-visager la naissance .
- informations
N° 16-17. UN AUTRE PERE Actes du 4ème congrès de Maternologie et périnatalogie Tours, 13 et 14 novembre 2000).
Ce congrès avait pour particularité de rapprocher les associations de pères, dont les textes sont rassemblés sous la rubrique : "Paroles de pères" et les interventions scientifiques portant sur la paternité : "Paroles sur la paternité".
UN AUTRE PERE
(actes du congrés de pénatologie et de maternologie )
Editorial : Delassus jean-marie
DE LA PATERNITE :
- CASTELAIN-MEUNIER CHRISTINE : paternités et culture d sujet
- DUMAS DIDIER : la théorie biiblique du père
- LETT DIDIER : d'autres pères du moyen âge
- JUIEN PHILIPPE : la transmission entre générations
- DELAISI DE PARSEVAL GENEVIeVE : de lapaternité triomphante à la paternité négociée
- LE CAMUS JEAN : le "oui" du père
- DIIDER-WEILL ALAIN : la paternité et le destin tragique
- DELASSUS JEAN-MARIE : filiation et paternité
- COEN GERALD : l'amour du père
PAROLES DE PERES :
- PRAHIN JEAN-JACQUES, TOURNIER JEAN-LUC : développement des compétences paternelles
- DAZIN PASCAL , SCHEMERBER JEAN-LUC, BOUTHIER ALAIN : les séparations parentales
- BETBEZE JULIEN, GIBAUD HENRI, STEYAERT LOUIS-ALBERT, TEXIER ALINE : le nouveau père
- ditchev stephanie : peut-on naître sans père ?
- THIZON MICHEL : les mécanismes de séparation de l'enfant et du père
- GASTAUD JEAN-JACQUES : communiquer dans le divorce
- DELASSUS JEAN-MARIE : débuts de la paternité
( N° 18. QUINZE ANS DE MATERNOLOGIE : BILAN
Essai de bilan d'ensemble des recherches, travaux, activités et publications dans le domaine de la maternologie.
avant propos par DELASSUS JEAN-MARIE
LE CHAMP DE LA MATERNOLOGIE
- DELASSUS JEAN-MARIE : situaton psychologique actuelle de la naissance et de la maternité, l'apport préventif et thérapeutique de la maternologie
- BOUREAU-LOUVET VERONIQUE, BRABAN SYLVIE, BRANDT LUCETTE, CASSIN ANNNE-CATHERINE, DUTRAY FRANCOISE, DELASSUS JEAN-MARIE: possibilité et avenri de la maternologie
- DELASSUS JEAN-MARIE : D2FINIR LA MATERNIT2
- BENOIT GUY : à propos de "le sens de la maternité"
- DELASSUS JEAN-MARIE : l'impensé de la naissance humaine
- FONLUPT DOMINIQUE : le foetus, un univers en soi
- DELASSUS JEAN-MARIE : filiation et structure anthropologique de la paternité
- GLOSSAIRE : 45 concepts de base en maternologie
PUBLICATION ET ACTIVITES DE MATERNOLOGE :
- bibliographie générale de maternologie : 1987-2002
- ouvrages de maternologie
- cahiers de maternologie
- actions de formation en maternologie, interventions, conférences
- la maternologie à travers les médias
- les congrés de maternologie et périnatalogie
- le séminaire actuel de maternologie
- groupement permanent d'études maternologiques ( GPEM)
- AFM et laboratoires de recherches ne maternologie
- le certificat dematernologie clinique
- la fondation pour l'enfance et la maternologie
y
N° 19. LES VISAGES DE L'ALLAITEMENT
De la querelle des moyens de nutrition à la clinique des interactions natales. Actes des communications effectuées lors du 5ème Congrès de Maternologie et Périnatalogie à Versailles les 25 et 26 novembre 2002.
LES VISAGES DE L'ALLAITEMENT : 5e Congrés de Maternologie et Périnatalogie Versailles, 25-26 novembre 2002
ARGUMENT: les visages de l'allaitement, de la querelle des moyens à la clinique de la prévention précoce des difficultés maternelles et natales .
Pourquoi un congrés de maternologie sur l'allaitement ? DELASSUS jean-marie
ALLOCUTIONS D'OUVERTURE :
GISCARD D'ESTAING : présidente-fondatrice de la fondation pour l'enfance
PINTE ETIENNNE
CONFERENCE INAUGURALE :
SOULE MICHEL : la psychodynamique de l'allaitement
1er session :
SEIN OU BIBERON : LA QUERELLE DES MOYENS ( modératrice : THIRION MARIE )
- histoire : DELAHAYE MARIE-CLAUDE : un biberon nous est né : aspects historiques de l'allaitement.
- biologie : FRANCOISE DUTRAY : biologie du lait maternel et esprit du sein .
- paratiques : BRABAN SYLVIE : l'esprit du sein face à nos pratiques d'allaitement .
- sociologie : GOJARD SEVERINE : approche sociologique de l'allaitement .
- promotion de l'alalitement maternel : ROQUES NATHALIE: protéger, soutenir, encourager, l'alalitement maternel pour favoriser le lien mère-bébé.
- psychanalyse: LANOUZIERE JACQUELINE : le sein et l'allaitement dsle jeu des pulsions d'auto-conservation ert des pulsions sexuelles
- anthropologie : BONTE PIERRE, WALENTOWITZ SASKIA
lait du père, lait de la mère .
2ème session :
ELEMENTS POUR UNE CLINIQUE PSYCHOLOGIQUE DE L'ALLAITEMENT : ( modératrice : francine dauphin )
- introduction: DELASSUS JEAN-MARIE : raisons de l'observation clinique de l'allaitement la situation critique du don
- les phases de l'allaitement normal : BRANDT LUCETTE : étude vidéoscopique de l'allaitement présentation d'un film de mélanie couraud.
- comment observer ? TARDIF NICOLE, CASSIN ANNE-MARIE : La vidéoclinique en maternologique : OBSERVATION ET ACCOMPAGNEMENT des situations d'allaitement .
- séméiologie : DELASSUS JEAN-MARIE : les maladies de la naissance psychique
- les stratégies de l'observation : BOURREAU-LOUVET véronique: quand le visage alimente la naissance .
3eme session :
APPLICATIONS PRATIQUES DE L'OBSERVATION DE L'ALLAITEMENT
( modératrice : braban sylvie )
- clinique en maternité : GENENVIEVE GOREL : l'observation de l'allaitement en service de maternité .
- clinique postnatal : VITRANT VERONIQUE : l'observation de l'allaitement et la consultation de PMI .
- clinique en cas de cécité : EDITH THOUEILLE : je te sens, je te touche, je te "vois", tu le sais . maternité et cécité.
- se nourrir du visage : MARIE THIRION : LE DÜ ET LE DON DE L4ALLAITEMENT ;
TABLE RONDE :
LES FONCTIONS DU VISAGE DANS LA NAISSANCE :
- BELTZUNG ALAIN : la question du regard
- JEZE FRANCOISE : l'être du nouveau-né
- KAYSER PAULETTE : le sens du visage
- DELASSUS JEAN-MARIE : pour conclure: la naissance paradoxale .
20) ACCOUCHEMENT NAISSANCE ET REGARD :
Hommage à Roger Numier
- introduction: le bébé et les nouvelles guerres de religion ( DELASSUS JEAN-MARIE)
1)AVANT LA NAISSANCE ET AU COEUR DE LA VIE PRENATALE :
- DELASSUS JEAN-MARIE : entre "gènes et culture", le stade méconnu de l'homnisation, importance de la vie prénatale
2) L'ACCOUCHEMENT DEDIE A LA NAISSANCE :
- HOURDEQUIN PHILIPPE, LECAMP MARIE-CHRISITNE, LE STUM EMMANUELLE: on peut naïtre aussi en salle d'accouchement, mais pas seulement , les accoucheurs confirment
- DELASSUS JEAN6MARIE : le "lever natal des yeux",moment essentiel de l'accouchement
- BOLAND CHRISITNE, COUVREUR nathalie , BRUYNINCKX marielle :
accoucher : quand la sécurité médicale ne garantit pas forcémment la sécurité affective
3) PROTECTION DE LA NAISSANCE :
- DELASSUS JEAN-MARIE : le syndrome de "défaillance maternelle induite " ( DMI )
- DELASSUS JEAN-MARIE : le rôle du pédiatre dans la possibilité et la continuité de la naissance
appendice : connnaisssance de la naissance et principe de totalité ( DELASSUS JEAN-MARIE )
__________________________________________________________
Quelques passages, extraits des livres de Delassus jean-Marie "devenir mère" et le sens de la maternité ( aux éditions Dunod)
(comment survient une difficulté maternelle )
...la personne qui ne peut pas donner - et à fortiori à son propre enfant ,à son propre nouveau né ,à son petit bb venant de soi ,de son ventre, de son accouchement -
est projetée ds une rupture de soi,ds une crise de rupture interne de soi ,comme de tous ses rapports au monde .ne pas pouvoir donner tue;
ne tue pas directement ,mais peu à peu ,à mesure que l'épreuve se répète ,que la certitude s'avère de cette incapacité et de cette exclusion .
au début on croit s'y être mal prise ,on imagine que l'on n'a pas su bien faire .que c'est une question de méthode ,de technique ,de conseils.
la mère va demander des avis, consulter pour ce qu'elle pense être des prob somatiques de l'enfant qui digère mal ,qui s'endort difficlement ,qui pleure trop.
Cela peut suffire ,on peut être rassurée ,repartir d'un élan vital ,arriver à donner.
cela peut aussi ne pas suffire,les choses se bloquent encore d'avantage et les efforts autant que les agacements s'enchainent se nouent aux réponses négatives ,aux oppositions tenaces du bb ,font monter la tension ,l'inquiétude ,l'angoisse et rongent peu à peu les défenses difficlement maintenues jusqu'ici ,la retenue et le reste de prudence que l'on avait encore .
la tension monte et la violence n'est pas loin .
La mère sent qu'elle peut devenir ,qu'elle va devenir violente .Ce qu'elle ne dit à personne même pas à elle même ...
il y a un secret qui s'alourdit en soi ,il y a cette douleur de plus en plus lourde à porter...
car pour donner il faut une image de Soi suffisammment bonne ,une identité positive minimale .
Sinon on se calfeutre , on se recroqueville, on s'isole dans la déconsidération de soi ,ce qui ne finit pas de restreindre la capacité du Don .
...et la question se pose : est ce un mauvais enfant ou est ce que je suis une mauvaise mère ?
il ne faut pas s'étonner que les situations difficles laissées à couver lentement en dehors de tout dialogue ,de toute possibilité de confidence et d'asssistance évoluent ,peuvent évoluer jusqu'à provoquer le suicide de la mère ou l'inverse l'infanticide.
Mais pour retarder et éloigner ces échéances ,pour résister à leur imminence dont la pression se fait de plus en plus sentir ,il ne reste alors que la solution intermédaire de sombrer de s'écrouler de lâcher prise ,de s'effondrer de n'être plus rien qu'une pauvre chose par terre ,confuse ,perdue ,sanglotante délirante au besoin .
Car l'affolement peut conduire à la folie ...
à l'accés de folie ,au coup de vent de folie ,à la foudre d'une folie subite mais sécrètement attendue et où l'on était abattue avant même que la foudre ne s'abatte.
On est morte en désir ,on est presque ds le désir de mort ,mais retenue par la folie ,protégée par le nuage de ne plus rien pouvoir ou devoir savoir.
C'est une folie de non savoir qui avance sous le masque de la dépression .La tristesse l'emporte ,elle est réelle mais elle est surinvestie : on s'enfonce ds la tristesse,on se voile de dépression .
Ce n'est pas la folie ,c'est l'évasion ds une folie qui offre une issue,qui permet de s'évader d'un monde devenu irrespirable.
C'est devenir fou pour ne pas devenir mort.
On évite le risque de mort ou de meurtre.
On craque parce que l'on est brisée et pour ne pas aller au bout de réactions extrèmes de désespoir qui planent sur soi ,qui s'amoncellent sur soi .
On tombe pour ne pas aller plus loin là où il n'y aurait plus de chemin.On tombe avant de s'abimer .On s'effondre aussi pour que l'on vous relève ,pour que l'on vous comprenne sans avoir à s'expliquer ,pour que l'on n'ait même pas à se faire comprendre ,pour que le fait d'être tombée fasse que l'on vienne vous relever.
Mais on ne dira rien de plus, on laissera le diagnostic de folie se faire .
Finalement il protège ,on va pouvoir survivre sans avoir rien dit ,on sera folle mais personne ne saura que c'était parce qu'on risquait de devenir une mauvaise mère .
Alors à celles qui ne peuvent pas donner ,on devra donner ,elles attendent malgré l'indignité ,qu'on leur donne quand même et l'indignité se calme est recouverte par le fait d'être folle ,par la sécurité ,désespérée d'être tombée ds la folie...
(sur la fameuse dépression du post partum) :
...d'abord signifier qu'on est en présence d'une dépression ,n'est pas autre chose que relever un symptôme ,lequel est de constatation banale et du ressort de tout un chacun.
Il n'est pas difficile de remarquer que quelqu'un est ou parait déprimé.Sur un plan réellement médical ,cela ne saurait suffir .d'autant que la depression est aux affections mentales ce que l'hypertension ou la fièvre sont aux affections physiques .
Accepterait-on qu'un médecin appelé en consultation se contente de noter la fièvre ?
Peut-on se contenter de cette constatation sommaire et la confondre avec le diagnostic d'une réelle maladie ?...
Ensuite ds le cas de la difficulté maternelle,le mot dépression gomme tout, évacue la spécificité de la souffrance maternelle et la range ds le cadre d'affections anonymes ds le prêt à porter psychiatrique..."
la dépression : cause ou conséquence ?
en tout cas cet abord des choses a le mérite apparent du bon sens .
Car il est bien évident et cela ne souffre pas d'exeptions que toute femme qui éprouve des difficultés aussi bien relationnelles qu'occupationnelles avec son nouveau né ou son nourrisson sera bien triste .
On est toujours malheureux de ne pas réussir une relation d'amour qui plus est se trouve être aussi une relation de responsabilité.
La dépression est toujours au rdv et elle est facilement vérifié .
Donc, mais cette conjonction est trés spécieuse ,ces femmes souffrent de dépression .
Oui sans aucun doute, elles en souffrent bien de dépression ,elles en souffrent même gravement ...
...La mère est en train de vivre un détachement émotionnel à l'égard du bb , une impuissance à répondre à ses besoins ,comptant sur le bb lui-m^eme pour utiliser ses seins ,ses mains sa voix comme objets partiels...
(sur la malnaissance psychique des enfants) :
" encore une fois il s'agit d'une méconnaissance du sens de la maternité ,c'est elle paradoxalement qui explique une bonne part des maltraitances et des malnaissances .
Cependant il faut être nuancé, ne pas indexer la maltraitance sur la mauvaise mère mais sur la réalité de la difficulté maternelle ,cad sur le fait que l'on ne peut pas et que l'on ne sait pas toujours être mère .
IL ne s'agit pas de stigmatiser les mères mais de reconnaitre et de partager que la maternité puisse être aléatoire ...
nous êtres humains ,nous avons une origine et non seulement une provenance .nous venons d'une vie prénatale qui nous a structurés en fonction d'une totalité vitale que nous avons non seulement éprouvée mais également enregistrée et qui est devenue notre référence vitale ?Nous ne sommes plus programmmés directement pour le monde ,mais pour une vie selon la totalité que nous avons connue ....
... de là vient qu'à la naissance de son enfant ,la mère va perdre une fois de plus ses conditions antérieures et son vécu total .C'est une séparation diversement éprouvée mais toujours une séparation .il n'empêche que ds un certain nombre de cas non négligeable puisqu'il avoisine les 10 % la mère ne se retrouve pas ds le bb qui est né .
celui qu'elle met au monde ne lui porte pas ,ne lui apporte pas , en face à face ,en chair toute jeune et fragile ,l'image de ce qu'elle est au plus profond d'elle même .
Au lieu que ce soit ce "fond"qui vienne au jour et qu'elle le recueille ds ses mains et son coeur boulversé ( c'est ce qu'on appelle l'amour maternel dont on voit qu'il ne tient en rien à un instinct )elle n'a qu'un petit être qui crie ,pleure ,ne cesse d'avoir de multiples besoins auxquels elle ne comprend pas grand chose mais qui l'ennuient ,la dérangent la tourmentent .Pour être net disons que ce bb devient une "chose" génante et souciante parce qu'il n'est pas l'objet d'un réel transfert ,cadquand il n'y a pas jaillissement de la maternité psychique ,la mère ne peut ni voir ni donner : l'enfant est un autre c'est un étranger .D'où une défaillance du cycle du don .
la présence et les demandes de l'enfant deviennent insoutenables pour lamère et exaspèrent son incapacité à répondre .
Elle souffre de ne pas avoir envie d'être mère ,d'être incapable de gestes maternels ...
(sur les problématiques de la maternité)
...ne nommons pas le trouble constaté ,mais ce qui le produit . De quoi s'agit il ?
d'un empêchement plus ou moins puissant à donner à son nouveau né : à savoir donner ,à pouvoir donner ,à avoir envie de donner .
Mais cela qu'il y a lieu de donner à son enfant ne se résume pas à l'ensemble des choses que la mère lui fournit effectivement pour le faire vivre, pour le protéger ,notamment cela ne se limite pas au fait de "donner à manger" ni même de "donner de l'amour "...
sous ces conduites ce que la mère donne essentiellement à son enfant n'est pas perçu avec précision ,encore moins conceptualisé et n'a peut être même pas encore de nom .on reste ds le vague ,on pressent ....mais la chose nous échappe.
....les troubles psychiques de la maternité sont difficiles à nommer parce qu'il s'agit de ce qui n'est pas ds le language ,cad de la totalité manquante.La maternité est résistante au langage et à ses conceptions de base ....la maternité est en acte ,non pas en mots.
l'acte de la difficulté maternelle se produit quand le bb n'est pas l'objet d'une pensée selon la totalité .il n'est pas envisagé ds ce cadre ,il n'est qu'un bb ,un nouveau né ,un être faible et une obligation de soins.
c'est ds ces cas là où le nouveau né n'est pas qu'une chose ,une charge ,un étranger, que la mère ne sait pas s'en occuper ,n'en a pas envie ,ne sens rien .
...la mère se sent victime de quelque chose qu'elle n'arrive pas à comprendre ,qui lui tombe dessus sans que rien ne lui permette de s'expliquer ce qui lui arrive .
Car elle ne peut imaginer là où elle observe ses conduites qu'il s'agit de l'effet d'un trouble de la pensée de la totalité.
Ce mécanisme n'est pas de l'ordre du visible et il reste encore largement en dehors des possibilités du langage.
Alors pour la mère qui n'a d'autres mots que ceux de sa tristesse ou de son désespoir ,la difficulté maternelle subite ,inexpliquée ne parait pas autre chose que le résultat d'une dépression ...
____________________________________________________________
code de déontologie de l'intervention mère enfant ( Docteurs Delassus ,Péchiné et Benoit) ( le sens de la maternité : Delassus jean-marie .éditions Dunod
1 - La maternité n'est pas individuelle mais collective:
On ne peut réduire la maternité à l'histoire d'une seule personne .
Rien ne dit que l'on peut être mère toute seule.
Bien au-delà ,il s'agit de l'enfant ,du père et du reste de la fmaille ,en même temps que la maternité dépend de cet entourage comme des conditons sociales générales.
Dés lors,il faut éviter de tout faire reposer sur les mères et de les rendre toujours seules responsables,notamment vis à vis de leur enfant.
Il importe au contraire de responsabiliser chacun ds l'interêt des mères et de la maternité,de faire que le milieu se sente concerné et impliqué.L'introduction de la notion de la dimension psychique de la maternité et sa prise en compte invitent à mobiliser autour d'elle ,pour elle et non contre elle.
2- La maternité ne se sanctionne pas :
Ceci ne veut pas dire que la maternité est un état qui s'impose au point de devoir toujours être préservé, quelle que soit la forme qu'il revêt.
Par contre, ce que l'on contestera, ce sont les procédures de jugement et de condamnation à son égard.
Elles ne conviennent pas à un état psychique qui relève de l'approche clinique- c'est à-dire de la compréhension étiologique, diagnostique et pronostique-ainsi que du soin. On ne condamne pas ce qui est avant tout du ressort de la thérapie et qui peut etre modifié par des soins adéquats.
3.La mère a droit à l'intégralité de son identité:
La mère doit,à la fois ,être perçue en tant qu'elle même mais aussi comme sujet d'une autre histoire qui la traverse et que met en jeu la maternité.
Qu'elle ne soit alors qu'une simple fonction maternelle sans que l'on intègre les effets de l'émergence des parts inconscientes de soi, qu'elle ne soit alors qu'une simple fonction maternelle sans que l'on intègre les effets de l'émergence des parts inconscientes de soi, qu'elle ne soit jugée que sur l'adéquation de ses comportements,ne peut être qu'abusif et entraine de la part de l'environnement social,familial, médical des attitudes péjoratives qui sont des atteintes à la nécessaire identité maternelle.
A ce niveau,la maternité nécessite une totale intégrité de l'estime de soi, on n'est réellement et exactement mère que si l'on se sent digne et capable d'aimer en même temps que d'être aimée.
4 - La mère a droit à la crise maternelle:
L'investissement maternel doit être dégagé de deux contraintes idéologiques: d'une part il serait programmé et naturel,d'autre part il doit se conformer à l'idéal socialement admis.Au contraire , la maternité est un moment critique de l'existence provoquant de profonds remaniements de la vie psychique de l'individu .Il est plutôt légitime que celui-ci les manifeste en laissant apparaître les difficultés qu'il rencontre et qui sont d'abord un appel à autrui avant de devenir ce qu'autrui entend vouloir corriger ou sanctionner.
5- la mère a droit aux soins:
La maternité doit être considérée comme pouvant donner lieu à des affections authentiques qui relèvent effectivement du soin .
Si la maternité n'est evidemmemnt pas une maladie, les distorsions qu'elle peut introduire le sont bien.
Ce n'est pas une folie mais les avatars d'une transformation de soi qui peut aller jusqu'à la perte de soi et surtout de l'amour de soi.
Ceci, ds un vacillement qui peut être une simple étape d'élaboration,mais aussi un moment difficile de restructuration.
Il importe donc de disposer d'un cadre d'analyse et de diagnostic adéquat, le soin ayant, ds un premier temps, ce sens.
Ensuite,aura lieu la thérapeutique proprement dite.On rappellera que celle-ci n'a pas pour objectif de modifier la mère ,mais seulement de permettre l'installation du cycle du don et du transfert maternel.Toute femme a le droit à cet abord de sa maternité; toute mère a droit aus soins que nécessite son état.
6-L'interêt de l'enfant est de garder sa mère:
Il est évident qu'il vaut mieux, chaque fois que celà est possible, garder à l'enfant la présence physique et quotidienne de sa mère; mais cela ne peut constituer l'objectif systématique des thérapies ou des éventuelles mesures à prendre.
Par contre, ce qui importe ds tous les cas, c'est de donner la possibilité, à l'enfant, d'avoir au moins sur le plan fantasmatique, une "bonne" mère réelle.
7-L'interêt de l'enfant n'est pas une raison pour ignorer celui de la mère:
Les conduites médicales sociales , juridiques, vont habituellement ds le sens exclusif de l'intérêt de l'enfant.
Or l'enfant sans sa mère n'existe pas; son véritable intérêt passe par le remaniement psychique qui s'opère ds cette femme que traverse la matenrité.
Il faudrait dire, plus fortement, que l'intérêt de l'enfant est dépendant de celui porté à sa mère, c'est à dire de sa reconnaissance comme un individu original, soumis à une expérience ou à une modification de soi dont les maniestations et les effets ne doivent pas être appréciées en termes de jugmeent moral.
8-La forme clinique de chaque maternité psychique est le critère prioritaire de toute décision et de tout suivi:
La maternité de chaque mère, et à chaque fois, doit toujours être rapportée à son état déterminant, qui est psychique .Celui-ci,qui peut revêtir divers aspects liés à la psychogénèse ,fournit le sens particulier inhérent à chaque maternité et son pronostic probable: toute mesure - thérapeutique ou non - applicable à la maternité,s'en déduit.
applications:
1-La mère ne peut être jugée sans débat ni défense
Une mère dont les comportements maternels inquiètent,ne doit pas être plus démunie,face aux mesures dont elle peut être l'objet , que tout autre personne dsdes circonstances analogues.
le Code civil , ds ses articles 375-1-2 et 3 énonce que le juge "doit toujours s'efforcer de recueillir l'adhésion de la famille à la mesure envisagé " et ," chaque fois qu'il est possible" de "maintenir le mineur son milieu actuel", sauf "s'il est nécessaire" de le retirer effectivement.
Ces dispositions paraissent adéquates et déontologiquement valables.
En fait, il s'agit là de recommandations générales qui ne comportent pas explicitement la prise en compte nécessaire des données médicales inhérentes à la question de la maternité psychique.
Or il importe que se soit appliqués à la maternité les repères qui correspondent réellement à sa nature et à son état;la mère devant pouvoir recourir à cette compréhension et disposer ,pour cela,d'une réelle possibilité de défense juridique.
2- Les rapports d'ordre social et moral sont indicatifs et non justificatifs:
L'appréciation de la maternité selon des critères sociaux et moraux prévalants donne une idée fausse de ce qui est en cause: on y raisonne en effet à partir d'un modèle dont la valeur n'est reconnue que par une sorte de consensus social contraignant et au vu d'intérêt qui n'est pas forcémment de lui de la mère ni même celui de son enfant.Que ces rapports émanant des professionnels des intitutions sociales soient utiles n'est pas contestable ,mais ils ne peuvent à eux seuls être suffisants.
3- La mère en difficulté doit être examinée sur le plan maternologique:
L'examen,le diagnostic et l'évaluation pronostique doivent être établis selon des critères spécifiques du champ de la maternité psychique .
L'approche maternologique est alors recommamdée en sachant qu'elle ne veut avoir qu'une valeur indicative.
4- la mère a le droit de ne pas relever d'un diagnostic et d'un soin psychiatriques:
Les difficultés maternelles entraînent souvent une composante dite dépressive et peuvent conduire parfois jusqu'à une destructuration paraissant psychotique.
Ceci n'est pas une raison pour s'arrêter en chemin et bloquer la maternité, qui est un processus évolutif ds une catégorisation qui annulerait son sens et son métabolisme propres .
De plus, faut-il le rappeler, la dépression est une conséquence qui ne reconduit pas d'elle-même à sa cause.
En ce qui concerne les maternités survenant sur fond d'anomalies psychiques graves,anciennes et déjà chronocisées,il ne faut pas céder à l'envie de se servir de la maternité pour les guérir .
Par contre, le moment du transfert maternel peut constituer une opportunité pour des structures encore évolutives.
recommandations:
1- Toute séparation d'enfant doit être considérée comme un traumatisme pour la mère
Le fait d'être mère est un droit humain. C'est aussi un besoin. Enlever un enfant à une mère est une atteinte grave à sa personne.Par conséquent, si la séparation est une nécessité dont la réalité clinique s'impose, elle doit être effectuée comme un acte médical et en tant qu'étape d'un processus thérapeutique par ailleurs engagé.
Agir autrement équivaut à signifier à une femme qu'elle a manqué à ses devoirs de mère.Elle réagira le plus souvent à ces violences traumatiques par unprocesssu d'annulation tel qu'elle voudra revivre sa maternité volée en devenant à nouveau enceinte.
2- les décisions éclairées aujourd'hui sur le plan des risques apparents, sont aveugles pour demain sur le plan des risques réels:
Trés souvent ce que l'on veut corriger, par une intervention mère-enfant décidée pour réagir à un problème ou à un danger immédiats, a toutes les chances de se reproduire et d'empirer par la suite.
Cependant l'effet iatrogène de ces interventions reste méconnu ds la mesure où on ne manque pas d'invoquer le comportement de la mère ,qui a ainsi été aggravé ,pour justifier les actions antérieures .
Ds l'intérêt de la mère et de l'enfant,le secret n'est pas opposable entre les procédurers juridiques ,médicales et sociales
Le juridique, le social et le médical sont à des niveaux différents , mais complémentaires de responsabilités.
Que l'une ou l'autre partie refuse de communiquer des dossiers ou des informations utiles à la prise en charge soignante relève de la non assistance à personne en danger .
4- toute maltraitance à enfant renvoie à une difficulté parentale prolongée ,non diagnostiquée et non soignée:
Si la maltraitance et la négligence à l'égard de l'enfant requièrent souvent toute l'attention, elles ne doivent pas masquer qu'elles sont souvent les conséquences plus ou moins lointaines de difficultés parentales, notamment maternelles,laissées sans aide et sans soin.
Il n'est pas rare que des mères se soient d'ailleurs ouvertes de leur difficulté à un médecin, mais elles n'ont eu que des thérapeutiques médicamenteuses, lesquelles sont bien impuissantes à remplacer le soutien ou les soins psychologiques nécessaires.
5- toute intervention visant à pallier l'infertilité doit s'effectuer ds le cadre d'une référence à la maternité psychique:
La prise en compte de la nature psychique de la maternité doit intervenir ds l'évaluation des situations d'Infertilité et ds la mise en oeuvre des techniques biologiques ou des procédures d'adoption destinées à y remédier.
Il n'est pas acceptable que l'on puisse se limiter à l'aspect biologique ou à la seule pression exercée par les parents demandeurs.
________________________________________________________
un petit livre à déguster en quelques heures
le baby-blues n'existe pas
aus éditions Eres : mille et un bébé
joli nom pour un éditeur non ?
je suis tombée tout à fait par hasard sur ce petit pamphlet ( 78 pages) coincé entre deux livres de psy à la fnac !
Bensoussan pédopsy à Marseille dénonce l'utilisation abusive ( à tort et à travers) de ce terme, qui sous couvert de désigner médicalement un passage difficile en début de maternité, évacue les questions que les femmes seraient en droit de se poser ds ces moments si particuliers.
Banaliser cet épisode de la vie en n'en voyant que l'aspect physique revient à minimiser son déroulement psychique ...
pas une personne qui n'ait son mot à dire sur le baby_blues, qui ne sache de quoi il en retourne, du coup devant ce qui semble un savoir généralisé ( ou plutôt un véritable consensus ) les femmes qui le vivent en oublient de prendre la parole !
comme si un mot pouvait ou plutôt devait leur suffir!
le baby-blues devient un passage obligée et son substantif recouvre d'un épais silence les émotions ...
quelques extraits choisis pour vous donner envie de lire:
"alors, vous leur avez dit,vous avez sorti le sésame magique de votre bouche : c'est le baby blues .Et toute la planète a poussé le plus grand soupir de soulagement jamais entendu . " ah c'était donc cela ,c'était le baby-blues . et toute la planète s'est remise de ses émotions .."
" il ne faudrait pas que le BB empêche les femmes de parler, les équipes d'écouter et le monde entier d'affirmer que le devenir parent est une chose bien difficle qui demande du temps et beaucoup ,beaucoup d'efforts.. Il ne faudrait pas qu'à ainsi banaliser ces réactions premières ,aux aubes naissantes de la vie ,on se prenne à croire que le devenir mère est encore et toujours un fait de nature et que , et que toutes les femmes de la terre savent ,d'instinct comment faire avec tout ce bolversement ds leur tête et leurs corps ..."
" et ce n'est pas parce que cela arrive aux autres ,à presquer toutes les autres ,le BB,que ça n'a rien à dire .."
"allez ,disons le d'emblée et qu'on s'en débarasse ! le blues ,ça permet de ne rien en dire,de tout ce qui fait que devenir mère n'est pas une affaire si simple . le blues ;c'est la nouvelle panacée des maternités.On n'y entend plus les femmes crier,ds nos modernes usines à accoucher ,et c'est tant mieux: la palme à la péridurale ,qui a fait mentir la bible ,la douleur n'est plus synonyme d'enfanter.Mais y entend-on encore les femmes parler?
Si nous avons fait disparaitre la douleur de nos temples de la naissance ,aurions nous aussi le projet fou d'en éloigner la parole ?..."
un autre livre : la folie des mères de Michèle Behaim
la folie des mères" j'ai tué mon enfant, elle y parle notamment de la psychose puerpérale.
Pour l'auteur, terme est impropre surtout ds sa première partie car de psychose ds cet évènement il n'y en a point:
je la cite :
..en affirmant qu'elle n'a pas accouché, le sujet tente de se convaincre que, n'étant pas mère, elle n'est coupable de rien ...
Si nous naviguions là en plein délire, à proprement parler psychotique, aux seules allures de déni et non pas de persécution, on devrait renconter des sujets non souffrants.
or, ce n'est justement pas le cas, et c'est là un élément qui tend à prouver que l'on n'a pas affaire à une véritable psychose, mais à quelque chose qui "s'arrange" pour en revêtir les manifestations .
IL faut bien que la réalité ai fait incursion pour qu'elle nous répète qu'elle ne sait pas s'occuper de son enfant et qu'elle pourait lui faire du mal .Et ds la tristesse ,les demandes de punitions se discernent aisément ds le "je suis une mauvaise mère" ...
... si l'enfant fait de la femme, une mère, son absence peut attester du contraire .
C'est bien ce qu'elles nous disent : " je n'ai pas accouché." " ce n'est pas mon enfant " " le mien est mort" " Je l'ai jeté par la fenêtre .""j'ai tué mon enfant ."Expression exacte du fantasme dénié.
La formulation, l'énoncé est, en effet, le même.
C'est la position subjective de l'énonciateur qui diffère.
Parvenir, au terme d'un travail d'analyse, à dire son malaise maternel de cette façon, c'est à dire à se reconnaitre aussi porteuse de ça, ce n'est pas la même chose que de délirer.
Ds le premier cas,celle qui se reconnait détentrice de ce fantasme, devient le sujet de son énonciation , alors possible .
Ds le délire , elle ne peut que se soumettre tout entière à cet énoncé,elle ne peut qu'en être habitée.
Bel et bien affaire de position que ces "folies" maternelles allant de ce qui peut être supporté à ce qui peut déborder un sujet au point d'en faire un "non sujet"
le délire rencontré ds les psychoses puerpérales me semble n' être, en somme , que l'éxagération des propos que peut tenir n'importe quelle mère ...
ds cette symptomatique délirante,l'hospitalisation ou enlèvement de l'enfant permettent d'assumer l'insoutenable passage à l'état de mère ,mais à la seule proposition de réintroduire l'enfant ds le champ d'action de la mère ,les troubles qui ,ds le temps de la séparation s'étaient apaisés,réapparaissent.
La réindroduction est nécessaire afin que ne soit pas rompu à jamais le lien qui pourrait unir cette mère et cet enfant .Son objectif est de signifier à la mère que nous ne croyons pas à ses pulsions destructrices ,pas plus que nous ne doutons de l'amour qu'elle peut porter à son enfant.
Pourtant on en mesure l'inefficacité, l'inadéquation si elle n'est pas accompagnée de rien d'autre.Si l'on ne remet pas ds le même temps l'énoncé à sa place, c'est à dire ds le registre de l'imaginaire, inutile d'espérer que le processus de la maternité s'accomplisse plus heureusement .
Mais attention,en affirmant "votre lait est mauvais ,vous êtes mauvaise", on délire avec la mère, on prend son fantasme au sérieux.
A l'inverse , en cherchant à convaincre " vous êtes une bonne mère", on veut persuader la mère qu'elle est ce qu'elle voudrait avoir aussi le droit de ne pas être ....
que pouvons nous faire alors,sinon tenter d'accompagner la mère ds la reconnaissance e son meurtre imaginaire et favoriser le travail symbolique consistant en un passage d'une angoisse coupable à une anxiété responsable
_
Message édité par betty_blue le 06-04-2005 à 10:59:55