Au début de ma grossesse, je nageais en plein bonheur, et j'en étais imperméable à tout ce que j'aurais auparavant vécu comme d'intolérables agressions, notamment les vexations dans mon travail qui constituait pourtant le centre de ma vie. En effet, en janvier 98 (j'étais juste à 3 mois de grossesse) suite à une piètre entente avec mon supérieur hiérarchique direct d'alors, j'ai été mise au placard : on m'a envoyée faire des remplacements provisoires. J'étais seulement un peu inquiète pour ce qui adviendrait lors de ma reprise. A ce jour, et en outre dans le contexte d'une fusion, je continue à être affectée en remplacement de ci de là dans l'entreprise . Le dernier, au service achats à saisir des commandes de fournitures : comme gâchis de compétences (j'excelle vraiment en bureautique et parle couramment 3 langues hormis le français), ça vaut le détour !
A ce jour, après avoir postulé à divers postes vacants où je suis persuadée que j'aurais fait très bien l'affaire, j'ai récemment passé toute une série d'entretien pour un poste d'assistante de direction sur un autre site. Entre temps, compte tenu de mon épuisement j'ai demandé en avril un 4/5 provisoire dans le cadre du congé parental pour avoir un jour à moi pour souffler (voire m'occuper de tout ce que je néglige). Mais voilà on en profite pour me fait une sorte de chantage si je veux ce poste j'ai intérêt à la mettre en veilleuse.
Donc, voilà, pour mon retour de congés, début octobre, j'ignore toujours où je vais atterrir !